Manger une seule fois par jour

Manger une seule fois par jour : la méthode qui divise les spécialistes

À 75 ans, Bruce Springsteen semble défier le temps. Sur scène comme dans la vie, le « Boss » déborde d’énergie et affirme fièrement n’avoir qu’un seul repas quotidien. Ce régime, baptisé OMAD (pour « One Meal A Day »), séduit aussi d’autres célébrités comme Chris Martin, leader de Coldplay, qui s’en inspire pour rester en forme. Mais derrière cette apparente vitalité, cette pratique alimente un débat nutritionnel brûlant : simple lubie de stars ou réelle méthode de santé ?

Un jeûne prolongé, sans règles précises

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Le principe est aussi radical que simple : 23 heures sans manger, puis un seul repas dans la journée pour combler tous les besoins. Aucune directive sur le contenu de l’assiette : on mange ce qu’on veut, à condition de se limiter à ce repas unique. Boissons autorisées ? De préférence sans calories : eau, café, thé.

Ce mode de consommation extrême vise à provoquer un état de cétose, où le corps, privé de sucre, puise dans les réserves de graisse pour produire de l’énergie. Un effet « détox », affirment certains. Et les résultats sur la perte de poids sont souvent rapides. Mais est-ce vraiment sain ?

Des effets secondaires loin d’être anodins

Pour la médecin nutritionniste Claire Kalchman, le bilan est clair : « Le négatif prend rapidement le dessus ». Elle met en garde contre les carences, la déshydratation, les baisses d’énergie et l’irritabilité. Et surtout, le retour à une alimentation normale peut déclencher un effet yo-yo difficile à maîtriser. « Il y a un vrai risque de compulsions alimentaires, voire de troubles du comportement », ajoute-t-elle.

Autre point d’alerte : l’impact psychologique. Sauter les repas de façon chronique peut déstabiliser la relation à l’alimentation, notamment chez les plus jeunes, qui sont de plus en plus nombreux à expérimenter des régimes restrictifs sur les réseaux sociaux.

Des alternatives moins extrêmes existent

Pour celles et ceux que le jeûne intrigue, des formules plus souples peuvent être envisagées. Le jeûne intermittent par exemple, où l’on alterne périodes d’alimentation et de pause digestive, offre plusieurs variantes : 16 heures de jeûne par jour, 5 jours normaux et 2 jours restreints, voire un jour sur deux. Plus facile à intégrer dans une routine, mais pas forcément miraculeux pour autant. « Les études sont encore peu nombreuses, souvent de courte durée, et les résultats restent mitigés », rappelle la chercheuse Alice H. Lichtenstein, de l’université de Tufts.

Une approche plus douce et durable

Si l’objectif est de prendre soin de sa santé et de son poids, Claire Kalchman recommande plutôt une alimentation à index glycémique bas. Ce type de régime mise sur des aliments qui limitent les pics de glycémie et favorisent une sensation de satiété durable : légumineuses, légumes verts, produits complets, oléagineux… C’est une approche qui peut convenir à toute la famille, et notamment aux personnes atteintes de diabète ou de maladies chroniques.

L’essentiel, selon la spécialiste, reste de s’écouter. « Il n’existe pas de solution universelle. Mieux vaut apprendre à reconnaître ses sensations de faim et de satiété que de suivre un régime trop rigide. »

Conclusion : entre écoute de soi et accompagnement

OMAD peut séduire par sa simplicité apparente, mais il est loin d’être adapté à tous. Avant de bouleverser son rythme alimentaire, il est important de prendre du recul, de se faire accompagner, et de privilégier une relation équilibrée et sereine avec son assiette. Manger doit rester un plaisir, pas un combat.

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Axel Lioran

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