Qui n’a jamais craqué pour une salade grecque garnie de tomates, d’olives et de feta bien salée ? Ce fromage emblématique de la Méditerranée est un incontournable de l’été. Mais encore faut-il acheter la véritable feta… car entre les appellations trompeuses et les imitations bien marketées, le consommateur peut vite se laisser piéger.
La feta, une appellation protégée
Depuis 2002, la feta bénéficie d’une AOP (Appellation d’Origine Protégée). Cela signifie qu’elle doit impérativement être produite en Grèce, à partir de lait de brebis et/ou de chèvre, et respecter un cahier des charges strict. Exit donc les fromages à base de lait de vache qui usurpent le nom, même s’ils affichent des motifs grecs sur leur emballage.
Pourtant, dans les rayons des supermarchés, certaines marques jouent habilement sur l’ambiguïté, au point de tromper le consommateur.
Les imitations pointées du doigt
La « feta » au lait de vache de Milbona (Lidl)
Parmi les produits testés, le fromage « type feta » de la marque Milbona (Lidl) fait débat. Fabriqué à partir de lait de vache, il n’a en réalité rien d’une véritable feta. Certes, son prix attractif (10,68 € le kilo) séduit, mais côté goût, les amateurs restent sur leur faim. La texture et la saveur ne rappellent en rien l’authentique fromage grec, friable et acidulé.
Le « blanc grec » végan de Violife
Autre produit pointé du doigt : le « blanc grec » de Violife. Avec son emballage orné de branches d’olivier, il semble tout droit venu d’une ferme hellénique… sauf qu’il s’agit d’un fromage végan, sans lait animal. Sa texture lisse, sa blancheur éclatante et son goût assez neutre rappellent davantage un fromage à tartiner qu’une feta traditionnelle. Une alternative pour les adeptes du véganisme, certes, mais certainement pas une feta au sens authentique du terme.
Comment reconnaître la vraie feta ?
Pour éviter les pièges marketing, quelques réflexes simples suffisent :
- Vérifier l’étiquette : mention AOP obligatoire, origine Grèce, lait de brebis et/ou chèvre uniquement.
- Observer la texture : ferme mais friable, légèrement granuleuse. Une feta trop lisse est suspecte.
- Regarder la couleur : ivoire à blanc cassé, et non pas un blanc artificiel uniforme.
- Goûter la différence : salée, légèrement acidulée, avec une pointe de crémeux – rien à voir avec les versions édulcorées.
Privilégier l’authenticité
Pour savourer une vraie feta AOP, mieux vaut se tourner vers des marques reconnues ou, si possible, vers un marché de producteurs. La différence est nette, que ce soit dans une salade, un gratin ou même sur une pizza.
En résumé, la feta reste un produit à part entière qui mérite d’être protégée des imitations trompeuses. Lire les étiquettes, connaître les critères AOP et se méfier des emballages trop séduisants sont les meilleurs moyens de ne pas se faire avoir.

